CHEFS d'entreprise-s : Le Cercle — pourquoi ce format, pourquoi maintenant ?

Depuis le premier épisode de CHEFS D’ENTREPRISE-S, j'ai donné la parole à des entrepreneurs de la restauration qui parlent vrai. Le Cercle, c'est la nouvelle étape : les réunir, entre pairs, pour creuser UN sujet ensemble.

Tout a commencé avec un post LinkedIn. Graffi Ratamohan, fondatrice de PNY Burger, posait une question simple : faut-il voir ceux qui font le même métier que nous comme des concurrents — ou comme des alliés potentiels pour partager nos doutes, nos obstacles, notre expérience ? Elle y explique qu’évidemment elle est pour la deuxième option et qu’ainsi, chaque mois elle se réunit avec d’autres restaurateur.rice.s pour partager un dîner et échanger à propos d’un sujet.
Je tombe sur ce post je lui écris immédiatement: "ces rdv mensuels entre professionnels doivent, vous devriez en faire un contenu! Beaucoup de professionnels apprécieraient d'en profiter!”

Voilà comment est né ce nouveau format!

Pourquoi CHEFS d'entreprise-s ?

Quand j'ai lancé CHEFS, l'idée était de raconter les chefs cuisiniers — leur trajectoire, leur cuisine, leur rapport au goût et à la transmission. Très vite, j'ai compris que derrière de nombreux chefs, il y avait des entrepreneurs. Quelqu'un qui gère des équipes, des marges, des loyers, des fournisseurs, des crises. Et que cette dimension-là — la plus concrète, la plus difficile, la moins racontée — méritait son propre espace.

CHEFS d'entreprise-s est né de ce constat. Un format dédié à ceux qui entreprennent dans la gastronomie. Pas pour faire des success stories lisses. Pour mettre les chiffres sur la table, nommer les erreurs, partager les méthodes mais surtout pour dire la réalité humaine et le parcours qui guident ces personnalités. Julia Chican fut d’ailleurs la première à ouvrir ce format et je me souviens encore de la richesse de son propos et de son histoire.

Ce que le format solo ne peut pas faire…

L'interview en tête-à-tête a ses limites. Quand je reçois un entrepreneur seul, il raconte son histoire, ses choix, sa façon de faire. C'est précieux. Mais il reste seul face à sa version des choses. Il n'y a personne pour dire "chez nous c'est différent" ou "on a essayé ça, ça n'a pas marché".

Or ce que j'observe depuis des années dans ce milieu, c'est que les meilleures conversations ont lieu entre pairs, et surtout en dehors des caméras. Dans les dîners tardifs, entre les services, quand on relâche et que le recul s’impose. Dans les groupes WhatsApp où ces conversations existent. Elles sont précieuses. Elles ne sont jamais filmées. Et rares sont encore les restaurateur.rice.s à partager leur expérience, peut être par défiance.
La nouvelle génération d’entrepreneur.e.s balaie cette crainte.

"Il y a quelques temps, Graffi fait un post sur LinkedIn disant : faut-il voir les gens qui font la même activité que nous comme des concurrents ou comme des alliés potentiels ? Je commente en lui disant : il faut qu'on le fasse, et il faut qu'on le filme."

Ce qu'est Le Cercle

Le Cercle, c'est ça : filmer ces conversations. Réunir trois ou quatre entrepreneurs de la restauration autour d'un sujet opérationnel précis — le recrutement, la gestion des équipes, l'ouverture d'une deuxième adresse, la relation aux fournisseurs — et les laisser creuser ensemble. Pas un débat. Pas un panel. Une conversation entre gens qui font le même métier et qui ont envie de se passer les clés.

Pour ce premier épisode, j'ai réuni Graffi Ratamohan (PNY Burger), Julia Chican (Groupe Maslow, Fellows) et Adrien Ferrand (Eels, Brigades du Tigre). Le sujet : construire sa team. Comment on recrute, comment on fidélise, comment on manage, comment on dit les choses difficiles. Ils ont tout partagé — les outils, les erreurs, les règles maison. C'est dense, c'est concret, c'est exactement ce que ce format devait être. Sauf qu’on ne le fait pas en mangeant comme en rêvait Graffi mais on va y parvenir ;)

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